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Les 8 heures de Nogaro - 2 et 3 novembre 2013 - COMPTE RENDU
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Comme d'habitube (ou presque)

Par chance, et contrairement à Ledenon, le rédacteur de cette feuille virtuelle de choux vient de cesser sa grève de la soif.
Gofio !

Vous trouverez donc ci-dessous le compte rendu de la dernière course de la saison 2013, douzième de Fun Cup, première de Mitjet 2L endurance, et donc première des Fun Racing Cars - FRC. Comme vous n'en avez pas eu la fois précédente, il est un peu plus long...

On vous a même concocté le résumé en image de tout le weekend ... (il est impossible de faire pause, et pour cause ...)

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Suite à une prise de conscience fondamentale et un soucis de professionnalisme intrinsèque, le rédacteur souhaite désormais vous rendre réellement compte des courses.

Vous faire vibrer au rythme de la plume et des courses qui se sont enchainées ce beau week-end de novembre. Sentir à travers l'écran la sueur et la tension palpable de ces véritables chevaliers des temps modernes. Gladiateurs du 21ème siècle.
Le "rédacteur" pour une fois sera rédacteur et digne des plus grands.

 

 

 

 

Observons deux papillons...
Pouf pouf !

Que tous ceux qui viennent de croire à ces premières lignes éteignent tout de suite l'écran qui leur fait face !
Vous n'avez rien compris aux Fun Racing Cars !
Nous ne rendons compte de rien, car encore une fois personne ne regarde les courses, et surtout pas le rédacteur. Même vos femmes que vous pensez au mur en train de compter vos tours et de se pâmer au fur et à mesure de vos exploits... tayo tayo tayo !

Il n'en est rien ! Vos femmes vous mentent ! En même temps après tout ce temps passé auprès d'elles vous devriez être au courant... Même la maman de Gérald R., présente pour la première fois à Ledenon, n'a rien regardé des prouesses de son fils pourtant unique et chéri davantage qu'il ne le mérite. C'est dur. Mais il est temps d'ouvrir les yeux ! Soyez conscient. Pas tout d'un seul coup, ce pourrait être fatal à certains...

La seule chose qui compte c'est le bonheur. Le plaisir que vous passez au volant de vos belles (pour certaines) machines. La joie que vous ressentez. De l'égoïsme pur ! Mais pas une machine à sur-dimensionner votre égo (qui parfois l'est déjà suffisamment... Jérôme D.C. est-il drôle ? ).

La magie des courses des FRC se situe entre le siège et le volant.

Bref ce compte rendu sera comme d'habitude : un tissus d'approximations à partir de bribes de chronométrage, et en revanche d'une précision légendaire pour tout ce qui concerne les écarts nombreux de nos preux chevaliers sans peur et avec beaucoup de reproches.

Nous avions donc rendez-vous, pour ceux qui ne suivent pas, sur le circuit de Nogaro dans le Gers. Pour ceux qui connaissent, ils connaissent. Pour les autres l'emblème du Gers est un canard à l'armagnac. Fermez les yeux, ça laisse songeur... Comme d'habitude ce compte-rendu ne ressemblera qu'à un compte-rendu de Nogaro : festif, convivial, animé, joyeux et triste à la fin. Non pas que le lapin soit mort, mais c'est la dernière course. La séparation va être longue. Certains, peu nombreux, se réjouissent mais la plupart pleurent.

Comme d'habitude, j'ai froid...
Exceptionnellement nous avions planifié une petite session d'entraînement dès le vendredi après midi. C'était ça où aller au cimetière...
Conclusion : il y a de plus en plus d'athées en France ! Seconde analyse, les athées ont du mal à comprendre la notion d'entraînement. Demandez aux pneus du circuit. Demandez aux bacs à gravier. Demandez aux murs ! Demandez aux commissaires ! Tout bien considéré la joie, l'angoisse de la dernière course et d'un long hiver qui se profile ont rendu fébrile certains et certaines de nos combattants. Du coup les parallélismes de quelques voitures ont été modifiés, et nous avons pu juger de la qualité de la réactivité des équipes mécaniques. Il en est qui ne déméritent pas de leur salaire ! Sous ce beau soleil de novembre, Mitjet et Fun Cup évoluent conjointement. Fraternité. Mariage consanguin.
A la tombée de la nuit l'ensemble du paddock est enfin réuni. Les canards ont rejoint leurs terriers : ils savent que quand les FRC sont là, il faut se planquer. Jean L. ne mange que le coeur du canard, comme Gérald R. celui des femmes.

49 Fun Cup, puisque Jean Louis A. n'a pas voulu faire le cinquantième, et 30 Mitjet 2L. Un plateau simplement magnifique ! Aucune duplicité énonciative dans le propos, ni ailleurs. Le seul qualificatif viable est ce dernier : magnifique ! Nous sommes très fiers de la confiance que vous nous accordez, et travaillons ardemment pour faire honneur à cette confiance à chaque meeting. Et pour 2014 tout de go.

Même si la tristesse et l'émotion était palpable pour cette dernière course, le vendredi soir nous ressentions plutôt la liesse générale, l'entraide, et surtout le besoin de savoir précisément, sans approximation d'aucune sorte, où se trouvait le rassemblement pour l'apéritif et les huitres fabuleuses de notre Régis international, les Saint Jacques de notre Polo universel, les cœurs de canards de Jeannot et le petit blanc qui réconcilie même si on est pas fâché et qui réveille le pic vert qui habite dans la tête de Vincent R. Wahouh ça fait une phrase longue !

Du coup le samedi matin il essaye de sortir. Le pic vert. Chose exceptionnelle pour le sport automobile, si nous partons du postulat usurpé que vous faites du sport, l'ensemble du paddock est passé pour trinquer à cette santé qui nous est chère (la nôtre). La convivialité est plus que de mise, surtout par l'entremise, non pas de la tante Artémise, mais de François G. qui nous recevait chez Défi Performance. Quelques performances ont été réalisées d'ailleurs. Un beau moment de fraternité. Du sport auto comme on l'aime. Sans trop de sport... Comme il aurait été dommage de se quitter ainsi, nombreux sont ceux qui décidèrent d'un verre de l'amitié (ils n'étaient pas encore assez amis ?) aux Cordeliers. Lieu généralement d'un calme relatif, et qui se transforme en Titi Twister un week-end par an, lors de la venue des FRC. Depuis la nuit des temps de douze ans maintenant !

Mais jetons un voile pudique bio dégradable sur ce qui s'est passé dans cette antre de perdition. Et partons vers d'autres cieux afin de... mais qui voyons-nous sortir ainsi d'un pas mal assuré. Le petit Jean L. pourtant local de l'étape. Le sourire au lèvre, il quitte la place, heureux de rejoindre sa couche. L'heure tardive est encore très raisonnable pour lui. Sa paillasse bouge un peu néanmoins. Un peu comme dans un bateau. C'est fou ce qu'ils arrivent à faire dans ces nouveaux hôtels. Très vite il gagne le pays des rêves. Pas celui de Peter Pan. Celui où il est le grand Juan. Le basque le plus rapide. Les cheveux au vent, il enchaine les courbes au volant de sa voiture. Ses adversaires ne sont que des petites saletés dans son rétroviseur. L'horizon est sa seule perspective. Il est bien. Détendu. Il se met à ronfler légèrement pour une chaudière.

La nuit se passe sans encombre bercée par les performances hors du commun au volant de son bolide. Un bruit inapproprié à la circonstance, vient troubler son rêve. Le petit matin arrive déjà... et c'est le dur retour à la réalité. Quelque chose essaye de sortir de sa tête de frappant très fort. Aïe. Ses paupières se décollent légèrement. Il entrouvre les yeux. Et c'est à ce moment là que l'horreur prend figure humaine. Olivier P. nu comme un vers dans sa chambre, avec pour seul couverture de ce corps immense, un slip, propre par chance, et sans motif aucun. Une vision surnaturelle dont la seule évocation fait froid dans le dos. Après avoir vérifié machinalement l'intégrité physique de l'ensemble de son anatomie, Jean L. se souvient alors que sur chacune des courses, il partage sa chambre avec Olivier P. Faire de la course automobile n'est pas donné à toutes les bourses, et il convient de faire certains sacrifices pour y parvenir. Et certains sacrifices sont plus gros que d'autres. C'est le cas de l'écrire ! C'est cela le partage. Et pour Jean L. là aussi c'est comme d'habitude. Vous l'aurez compris, nous en sommes aux premières lueurs du samedi. Parti comme ça l'est, il vaut mieux que Jean-Pierre R. retienne une journée de carrence à Vincent R. , ça risque d'être long... surtout qu'il doit relire plusieurs fois, et chercher certains mots sur wikipédia ! Lui, au moins, il cherche...

Ce sont les Mitjetiens qui ouvrent le bal de cette matinée pluvieuse.

Comme les experts en Mitjet sous la pluie sont nombreux, cela ne pose aucun problème pour faire tomber les chronos : les essais libres sont marqués par la 1 de VIP Challenge, juste devant la 71 de DNS et la 88 de Sainteloc Racing. Les plus prudents restent longtemps dans les stands, préférant être spectateurs de ce grand bal. Sans transition aucune, nous enchaînons sur les qualifications : là les prétendants prétendirent au titre. La 71 continue d'affirmer sa volonté devant la 911 de SPI avec un lapinou dans le coup. La 10 de New Life, avec le jeune Ronald B. tout juste titré en Mitjet 2L Sprint, est troisième. Briefing sérieux pour ces pilotes qui ne le sont pas, avec l'objectif avoué, clamé, réclamé, d'avoir de belles courses sans heurts. Les pilotes s'alignent pour le départ. La tension est totale. Jorge D. est en huitième ligne... La 46 des Babyvroom, partant pour le titre, ont connu une séance qualif déplorable : bilan onzième ligne. Mathieu V. à la sixième ligne donne de sa belle voix.

SUPERTOURISME 2L MITJET ENDURANCE

Ceci nous promet un beau départ.
Néanmoins, contrairement aux apparences, certaines paroles ont dû porter.
Départ quasi parfait ! Fluide et sans accrochage.
L'humidité de la piste nous faisait craindre largement le contraire.
La prudence est encore de mise...
La piste séchant de plus en plus, pour la joie des pilotes les moins aguerris, le rythme s'accélère.
Assez vite, nous comprenons les intentions de certains.
Assez vite, nous ne comprenons pas les intentions d'autres.

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La 911 est à la lutte avec la 10, la 71, la 66 de Baticonfort, la 3 de VIP Challenge, la 38 et la 88 de Saintéloc. Les stratégies de pneus brûlent des neurones. Premier changement de pilotes, premiers changement de pneus pour certains. D'autres, tellement en confiance avec cette piste grasse, refusent le changement. Les derniers enfin, refusant catégoriquement cette politique actuelle stupide, décident que le changement ce n'est pas maintenant, par opposition systématique. Sous le lead d'un Olivier P. résistant de la première heure, en farouche vendéen qu'il est, contre ce président incompétent à diriger ce pays qui ne peut que faire penser à l'incompétence de certains pilotes à diriger leur voiture. Et on ne fait pas référence ici à Fafa qui lui a connu un problème différent : il a été marabouté ! N'en riez pas ; ceci pourrait très bien vous arriver et c'est un mal terrible. D'ailleurs si vous avez l'adresse d'un bon exorciste, il est en quête car la dose de dentifrice ingurgitée samedi soir n'a pas suffit à contrecarrer le sort jeté.

En gros comment partir d'une course automobile pour parler de n'importe quoi, et de n'importe qui, le tout en faisant perdre un temps précieux à des chefs d'entreprises responsables dont le temps est pourtant compté, et qui le dilapident à la lecture de ces lignes abracadabrantes, sans queue ni tête, comme le rédacteur, mais seulement pour la tête. Retournez travailler pour certains, et pour d'autres qui nous ont avoué lire ceci le soir au lit, retournez vous occuper de votre voisine à moins que vous ne jugiez que le risque de la réveiller puisse être nuisible à votre intégrité physique. Dans cette hypothèse reprenez cette lecture passionnante, digne des meilleurs Paul Loup Sulitzer.

Et tandis que nous digressions, Alain F. et Philippe I. remportent la course sur la 911 devant la 88 et la 3. La Mitjet 10 ressemble plus à un César qu'à la version sortie d'usine. La 46 s'en sort plutôt très bien avec une 5ème place sur le fil, juste derrière la 66, mais devant "L'homme qui a couché Polo à Jerez" sur la 999 de TFE (certains n'ont pas mesuré la taille de l'exploit : nous vous invitons donc à tenter l'exploit... et après on en reparle ! ). Comme promis, je souligne aussi que le petit Mathieu V. a bien roulé sur la 70 de E-race et s'adjuge avec l'aide non négligeable de Thierry P. la 9ème place pour sa première saison de course automobile. Il ira loin ce petit s'il n'est pas victime d'un acte malveillant...

Puis vient l'heure tant attendue (par eux) des Fun Cupiens.
Les combinaisons sont tendues comme d'ordinaire.
Les regards acérés.
La bave aux commissures.
La rage aux dents.
Chaque pilote compte sur ses équipiers.
Certains équipages sont renforcés. Rembourrés.
La Kubik en tête : ce week-end, ils nous avaient sortis leur deuxième arme fatale, en la personne du grand Jérôme L.

Explication

Il devenait urgent de palier les défaillances d'un aigle de l'Algarve passablement déplumé ! Ryan da Gosla n'apportant plus pleine satisfaction, largement affecté qu'il est par son andropause. Dans son désespoir, il soigne celle-ci à force d'eaux-de-vie fabriquées par distillation de céréales maltées ou non maltées, ce qui ne fait qu'accélérer un processus déjà inéluctable. Mais la chair est faible. Surtout la sienne. Pour bien comprendre la situation il convient de savoir ce dont on parle : L'andropause ou « déficit androgénique lié à l'âge » désigne l'ensemble des symptômes physiologiques liés à la baisse de sécrétion de testostérone chez l'homme, généralement à partir de 45 ans. Ce phénomène biologique est similaire à la ménopause chez la femme. L'andropause intervient en dehors de tout contexte pathologique pouvant expliquer la baisse de la sécrétion d'androgène. Sa prévalence est difficilement estimable : le risque d'andropause s'accroît cependant avec l'âge. Seulement 2% de la testostérone circule librement dans le sang. En effet, elle est majoritairement liée à deux protéines plasmatiques : l'albumine (faiblement liée) et la SHBG (fortement liée).
La baisse de la sécrétion de testostérone a pour origine :
- le vieillissement d'une part
- l'élévation du taux de SHBG ou « globuline liée aux hormones sexuelles » d'autre part. Cette augmentation a pour effet de retirer de la circulation sanguine la testostérone utilisable : elle favorise ainsi l'andropause et ses manifestations physiologiques

A noter : la hausse du taux SHBG est également liée à différentes pathologies (ex : cirrhose, hyperthyroïdie) et à la prise de certains traitements (ex : anticonvulsivants).
Les symptômes sont terribles :
- Baisse de la libido
- Troubles de l'érection
- Lenteur excessive au volant
- Prise de poids
- Troubles de l'humeur (dépression, irritabilité, hilarité excessive à ses propres blagues)
- Baisse de la force musculaire (là, du coup, il en doit) et asthénie
- Ostéoporose du pilote et de la voiture par la même occasion

Le plus terrifiant à la lecture de ces symptômes est sans doute qu'ils nous rappellent de nombreux amis (néanmoins) des FRC. Seule la baisse de la libido n'a pas été identifiée (loin de là...) ce qui nous fait encore douter pour quelques uns. Aux vues des performances globales, il reste beaucoup à dire. Mais nous ne dirons rien. Ne le répétez pas. Merci pour eux. Pour cette première séance d'essais libres, lors de laquelle une prise en main de la voiture, et pas une mise dans le rail, s'impose... nous voyons de tout. Ou plutôt rien car nous fermons les yeux sur ce spectacle déroutant. Déroutant pour sortie de route. Il va falloir à nouveau être sévère au briefing. Le ciel est bleu. Les oiseaux chantent maintenant. J'ai soif. Je remonte le drap. La 163 de Baticonfort, qui, doit-on le rappeler, vous offre les meilleurs maisons au meilleur prix, termine première de cette session devant la 118 de L'Equipe et la 199 du Groupe Lemoine. Pour le quinté, ou le bingo, ajoutez la 164 de Delorme Compétition et la 266 de JRT-SKR. But, do you really care ?

Du coup nous laissons reposer tout ce petit monde, et rempilons direct pour la deuxième course de deux heures de nos Mitjet 2L. Grille de départ inversée dans les 15 premiers, puis dans les 15 derniers. Les derniers ne sont pas les premiers, et les premiers ne sont pas les derniers. Sans retenue, ni racine carrée... Ce qui nous donne notre Jorge D. en pole sur la 26, et AGS Events sur la 89 à ses côtés. Juste derrière la 999 de TFE et la 1 de VIP. Le championnat est à la lutte entre la 911, la 46 et la 999. La 911 part de la 7ème ligne, alors que la 46 est en 13ème ligne. Départ à nouveau quasi parfait. Jorge résiste un peu, puis cède sous les assauts multiples, et les coups de boutoir répétés. Pour la plus grande joie de la 71, la 66, 88 ou 911 qui s'emparent de la course. Thomas A. s'applique à éviter les traversées intempestives de pneus.

Vrouuuuuuuuuuuum !!!

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Il est déjà tard et ça n'avance à rien. Suite à un problème d'huile sur la piste, le safety car est contraint de sortir, pour le plus grand bonheur de la 46 : le safety car sort juste derrière lui... et du coup les Baby Vroum gagnent un tour et se retrouvent... Premiers ! Tête de course qu'ils ne quitterons plus.

C'est le jeu... et du coup ils remportent par la même occasion le championnat 2013. A la deuxième place, nous trouvons la 3 et la 71 seulement 1 seconde devant la 10 et une seconde devant la 911. Quel final. Vous auriez dû voir ça. Il parait que c'était top ! Le rideau tombe sur une très belle première saison de Mitjet 2L endurance, et l'ensemble des protagonistes n'a qu'une hâte : remonter dans le baquet pour en découdre. Sur la piste ou hors piste... mais l'important c'est d'en découdre.

L'enchainement avec la Fun Cup se fait assez rapidement, mais nous sommes déjà entre chiens et loups, ou entre Pascal A. et Jérôme D.C. si vous préférez. En gros la nuit commence à tomber. Évidemment ces nuls d'organisateurs font des courses en novembre sur un circuit même pas éclairé. Force est de reconnaitre qu'ils n'ont pas été brillants sur l'action et c'est bien dommage car la piste manquait d'un gros truc lumineux... Du coup ils ont été obligé de réduire la durée des essais. Du coup les pilotes ont dû aller plus tôt à l'apéritif. Alors qu'ils ne sont pas là pour ça. Car tous ne boivent pas ! La plupart seulement ! Enfin les deux mains suffisent pour compter les dissidents... Messieurs les organisateurs, que cela ne se reproduise plus !

Bonnes affaires pour la 149 de Défi Performance 1 qui prend la tête des essais, devant la 199 du Groupe Lemoine, et la 163 de Baticonfort qui vous offre le toit mais pas le couvert. Les gnous de la 137 Eurodatacar sont remontés comme des pendules comtoises (ceci se confirmera par la suite) et signent le 4ème temps. Les Kubik sont devant la Tetris et c'est ça qui compte ; alors même que Franck E., qui était déjà plus rapide que Franco L. pour atteindre le bar de l'hôtel, s'avèrerait plus rapide aussi sur la piste... un contrôle anti-dopage a été diligenté par un anonyme d'origine italienne. La 60 de PTCMBA Racing est 16ème et ils font dire à tout le monde que ça leur va. Vous aurez noté le changement de nom de la voiture en cours de saison à la demande d'Olivier P. lui même : ce dernier c'est aperçu que l'acronyme précédent était tellement injuste, infondé, diffamant, qu'il en avait fort peine (il pense même à verser des dommages et intérêts, c'est vous dire...), et décida de reprendre le précédent davantage fleuri et qui correspond largement plus aux trois comparses qui composent cet équipage hétéroclite extraordinaire (pour que Vincent R. gagne du temps : mélange bizarre d'éléments disparates).

Podium Supertourisme 2L Mitjet - Jerez 2013PODIUM
SUPERTOURISME
2L MITJET

COURSE 1

1 - 911 - SPI
2 - 88 - SAINTELOC RACING
3 - 3 - VIP CHALLENGE

Podium Supertourisme 2L Mitjet - Jerez 2013PODIUM
SUPERTOURISME
2L MITJET

COURSE 2

1 - 46 - BABY VROOM
2 - 3 - VIP CHALLENGE
3 - 71 - DNS RACING

Mais voici qu'arrive le moment tant attendu par tous ou presque.

Vous l'avez bien compris, la nuit est très noire, l'estomac de Louis G. veut du solide depuis longtemps, alors que celui de Jérôme L. se contenterait bien de liquide. Il est temps de passer à la traditionnelle soirée couleurs locales avec la banda de Nogaro. Alors que pour célébrer ce passage Luciano entonne gaiment la "Questa o quella", Acte I de Rigoletto, à travers les enceintes Bose du Mac. Bonheur des oreilles tout en relatant vos exploits relatifs et approximatifs. Rigoletto est un opéra italien en trois actes et quatre tableaux de Giuseppe Verdi, sur un livret de Francesco Maria Piave, d'après la pièce de Victor Hugo Le roi s'amuse, créé le 11 mars 1851 au théâtre de la Fenice à Venise. Bon la banda c'est pareil, un rien moins mélodique...

Durant cette soirée nous avons remis les Fun Racing Cars Awards : petite mise au point pour quelques grincheux qui y ont vu une basse opération commerciale, nous disons à ces messieurs qu'ils n'ont absolument rien compris à l'esprit ambiant. Un peu comme celui qui dit que chez Brassens il n'y a pas de recherche musicale. Faut arrêter de passer l'aspirateur en même temps !!! Nous avons remis des prix dont la seule vocation était de faire passer des messages forts, sincères et surtout à grande vocation humoristique (même si nous pouvons largement comprendre que certaines private jokes ne font rire que peu de monde... "la sainteté ne relève pas de la quantité mais de la qualité"). Nous vous laissons consulter les photos... elles parlent d'elles même toutes seules.

La fumée s'échappe déjà par les portes du Titi Twister.
Les cordeliers ne sont plus.
C'est la Taverne de l'enfer !
Les démons du premier et du deuxième cercles sont de sortie.
Ringo et son frère sont déjà collés au bar comme la vérole sur le bas clergé.
L'abbé L. ondule sont corps au son des rythmes divers et variés. Il ondule. Ondule.
Un cordon sanitaire est déployé autour du Dandy. Nous sommes contraints d'abattre froidement quelques éléments de la gente féminine n'y tenant plus. Le rut, le rut le rut, comme disait l'oncle Georges.

Dans l'un des coins les plus lugubres de cette antre, nous retrouvons l'homme à la volonté de fer. Seul le Team RKM dans toute sa splendeur a rejoint discrètement leurs pénates, accompagné des Tétris incapables d'enchaîner deux soirs eux non plus. Couché panier papattes en rond ! Pendant ce temps-là, la bataille fait rage !
Les cadavres pleuvent au rythme effréné du dentifrice et du malte.
La chaleur est torride.
Jérôme D.C. se révèle au son des Gypsy King.
Alors que Jean-Pierre R. s'éclate sur le Connemara.
Tous les goûts sont dans la nature.
Tous les coups sont permis.
Vive les mélanges.
Des liens se créent.
Des rencontres surprenantes, voire contre-nature comme disait Christine Boutin mariée avec son cousin germain.
Un Pascal R. torride.
Un Dany Mercury mi-torride, mi-mou.
Les pas de l'abbé sont de moins en moins précis.
L'élocution des frangins aussi.

Jérôme D.C. à tue tête : "Djobi djoba, Cada dia te quiero mas, Djobi djobi djobi djoba, Cada dia te quiero mas, Djobi djobi..."
Un grand moment pour le fils caché de Luis Régo ! Quel bonheur ! (des vidéos existent...) Et ensuite c'est le trou noir. Pour tous. Phénomène étrange et surnaturel de conservation de la race humaine, qui permet d'éviter un ridicule qui pour le coup, si d'aucuns en prenaient connaissance, pourrait nous foudroyer sur l'instant. Une belle solidarité masculine.

Le lendemain matin

De bonne guerre, sauf pour le pauvre speaker faisant tant bien mal, dans une souffrance terrible, son devoir au péril de sa vie. La voie rauque faute à une vilaine toux provoquée par des conditions de travail dantesques, au vent, sous la pluie et le froid, dans un dénuement total ; et les gens osent rire de cela. Nous sommes tombés bien bas.

Sur la 140 de Spebi, ils ont tiré au sort pour connaitre le puni qui devait prendre le départ... Le ciel nous épargne à peu près. C'est déjà ça. La température est clémente. Le tirage au sort, nous le rappelons effectué par la main innocente d'une jeune fille dont nous tairons le nom afin d'éviter toute contestation inutile, avait favorisé l'international (pas la chanson) : nos amis belges de la 4 Côté Passion en pole et à ses côtés, tout droit venu du Portugal, la 266 de JRT-SKR. Ça va être chaud d'entrée.

En deuxième ligne, la 301 d'E-Race et la 193 de Tétris (ce qui explique leur volonté de dodo tôt... sauf Jean-Pierre M. bien sûr qui avait encore envie de déambuler dans les couloirs). Le petit train des 49 Fun Cup s'élance derrière le safety car. Calme et ordonné. Discipliné. Le vert s'agite. Le petit train des 49 Fun Cup s'élance sans safety car. Excité et Désordonné. Indiscipliné. Mais sans accroc.

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Les meilleurs se dessinent de suite. Les moins bon aussi.
Tandis que les moyens font de leur mieux.
Ou de leur moins pire pour certains...
Du coup la 163 de Baticonfort s'empare rapidement du commandement devant la 199 et la 149.
La 164 de Delorme Competition et la 118 de L'Equipe sont dans le rythme.

Quelques 17 voitures sont dans un mouchoir de grande poche... avec parmi elles quelques surprises improbables.
Les secondes s'égrainent et les tours s'enchainent inexorablement (mot compte double).
Julie B. va quasiment plus vite que Tonton !
Les sœurs P. de la 42 se chauffent les sangs.
La 193 après 3 heures est 8ème mais derrière la 140 !
Fallait pas aller au lit !!!
La 83 des VriOne, largement plus vaillante quand Ououane est là (jamais il ne serait allé se coucher !), est à la peine.

A mi-course le lapinou était toujours vivant. La 4 menait la course et en enfilade se tenaient Dany B., la 164, la 199, la 163 (qui a reculé car Pascal A. avait fait son premier relais), la 216. Le plus grand mérite revient à la 137 d'Eurodatacar toujours 6ème (alors qu'ils avaient terminé troisième dans la nuit derrière la 140 et la 119 première). La 149, après un début de course tonitruant, a été victime d'un accrochage fatal mettant fin à tout espoir. Une voiture en perdition, tête à queue sans appuyer sur le frein, retour sur piste, accident. La 140 des Spebi, suite à une durite qui se débranche de la culasse, chute dans les classement alors qu'ils étaient 7ème et finissent par abandonner. La panne est tellement rarissime, et ils l'ont prise avec tant de soulagement que nous soupçonnons fortement un sabotage de leur voiture par... eux !

Alors que par ma fenêtre, il pleut.

« Pas une de ces violentes et brèves averses tropicales qui s'abattent à larges gouttes
et laissent après elles les trottoirs fumants de vapeurs tièdes.
Non. Une pluie mièvre, petiote et glougloutante, frisquette et pistouillante.
Une pluie obstinée comme il en tombe boulevard Richard-Lenoir quand Maigret rentre à l'aube.
Une pluie bretonne que le touriste hollandais fuit sans courir pour aller s'abriter sous les dolmens de Carnac
en attendant l'heure des crêpes, une pluie pour visiter Honfleur en récitant Verlaine sans sortir de sa chambre,
une pluie à faire des enfants en famille au Tréport.
Une pluie sous laquelle on se dit : Dreyfus est-il coupable ou non ?
Il n'importe.
»

Le moral dans les talons en cette fin de saison, nous continuons nos élucubrations. Mais que dire ?
Les tours continuent, rythmés par un ou deux safety car pour nettoyer divers liquides sur la piste. Nous pourrions vous parler des performances de chacun des pilotes. Mais à ce niveau de la rédaction, vos paupières sont déjà lourdes. Pour certains c'est déjà davantage de lecture en un jour que sur l'ensemble de l'année. Nous vous signalerons simplement les performances finales des plus méritants. Considérez bien sûr que nous en oublions beaucoup car nous ne connaissons pas les plus méritants. Cette course, très jolie au demeurant, a été remportée de belle manière par la 164. Elle devance d'un cheveu de Demis Roussos (soit 56 secondes) la 163 et la 199 d'un deuxième cheveu. La 216 de PVI est 4ème. Gloire et honneur à la 137, 5ème ! Eux c'est sûr, ils méritent ! La 83 a grappillé place après place et termine 6ème. Les Kubik ont fait les bons choix et s'adjugent la 7ème place. MOP est heureux quand il regarde dans son rétro...

Si vous n'êtes pas encore endormi, cliquez ici 689

C'est l'euphorie pour la 163 de Baticonfort qui s'adjuge la saison et du coup offre une maison gratuite à tous les participants pour fêter ça. Deuxième la 199 du Groupe Lemoine, 2 points seulement devant la 216 de PVI ASH.

 

Podium Fun Cup - Jerez 2013PODIUM
FUN CUP
GÉNÉRAL

1 - 164 - DELORME COMPETITION
2 - 163 - BATICONFORT
3 - 199 - GROUPE LEMOINE

Podium Fun Cup - Jerez 2013PODIUM
FUN CUP
CORPORATE

1 - 118 - L'EQUIPE
2 - 119 - EURODATACAR
3 - 141 - EURODATACAR

Podium Fun Cup - Jerez 2013PODIUM
FUN CUP
MEDIAIRE

25e - 196 - ORHES/SYSTEMIC
26e - 198 - RKM COMPETITION
27e - 202 - FINANCIERE DE L'EUROPE

Podium Fun Cup - Jerez 2013PODIUM
FUN CUP
LUCKY

40e - 114 - ORHES/CHEOPS TECHNOLOGY
41e - 93 - YAKA ROULER
38e - 71 - S-TEAM

Il est bientôt temps.

Les voitures s'arrêtent en parc fermé.
Les unes après les autres.
Pilotes, mécaniciens, techniciens, accompagnants...
Les sourires sont sur toutes les lèvres.
Même celles d'Olivier P.
La joie est grande.
Tout le monde est heureux de ce beau week-end.

Mais on ressent déjà les prémices des minutes qui vont suivre.
Celles que tout le monde redoute.
Il est bientôt temps.
Après les dernières congratulations...
L'avion, le train, la route...
Il est tard...
Il est temps déjà de...
Il faudrait qu'on y...
Les poitrines se gonflent.
Le cœur grossit.
La gorge se noue.
Souffle court.

Ça ne peut être déjà fini. Cela vient à peine de commencer. Jérôme D.C. tombe dans les bras de Pascal A.
Dany B. dans ceux de Pascal R. Les yeux se gonflent. Accolades. A bientôt ?!?
Les mots sortent difficilement : "on se voit cet hiver ?" "Dis... On se voit hein ?!?"

Joues humides. Certains, pudiquement, se retournent.
Les étreintes sont poignantes.
Un seul mot d'ordre dans toutes les bouches : vivement le Mans !

Un grand merci à tous pour cette magnifique saison.

Un grand bravo à ceux qui sont arrivés jusqu'ici sans tricher. Nous sommes tous impatients de vous revoir dans la Sarthe.
D'ici là, que les cieux vous soient favorables.

 

 

Bien plus qu'un Post Scriptum :

Comme nous ne souhaitions pas casser l'ambiance joviale dès le début de la rédaction de ces bribes, et maintenant que la tristesse de la fin de saison est bien là, nous en profitons pour mêler discrètement à ces larmes, d'autres destinées à notre ami Manu De Coster.

Manu était des toutes premières heures de la Fun Cup.
Un fidèle parmi les fidèles de la Fun Cup France.
Il est parti il y a peu, après une lutte acharnée contre son crabe.

Nous voulions vous transmettre et vous faire partager le beau témoignage d'Alexia, sa fille :

"Je voulais vous remercier toi et toute ton équipe pour les bouffées d'oxygène que vous donniez à mon père durant les courses Fun Cup. Sans vous en rendre compte vous lui avez donné une joie de vivre inouïe tout au long de ces années et surtout ces trois dernières. Dès qu'il se rendait là-bas, son comportement changeait, ses yeux d'adulte étaient remplacés par des étoiles d'enfants et il ne pensait ni à sa maladie ni aux problèmes inhérents. Il était lui et tellement heureux avec sa petite bière à la main et ses amis autour de lui ! Merci de m'avoir permise de voir mon père sous ce jour-là et sache qu'il parlait de toute ton équipe de façon extrêmement gentille et les mots qu'il utilisait pour vous décrire étaient en priorité amicaux et respectueux. Vous avez fait parti de sa vie, ainsi que tous les autres coureurs et je vous en remercie."

A notre ami.

 

 

 

 

PODIUMS SAISON 2013

Podium Fun Cup - Jerez 2013PODIUM
FUN CUP
GÉNÉRAL

1e - 163 - BATICONFORT
2e - 199 - GROUPE LEMOINE
3e - 216 - PVI

Podium Fun Cup - Jerez 2013PODIUM
SUPERTOURISME 2L MITJET
GÉNÉRAL

1e - 46 - BABY VROOM
2e - 911 - SPI
3e - 999 - TFE
 

 

 

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